ULTRACOURSE
Passionné de course à pied, je me propose de partager ici ma modeste expérience, mes impressions, mes sentiments à propos de mon sport favori.
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PARIS (AFP) - Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, partie civile dans l'affaire Clearstream, a "catégoriquement démenti" dans le Monde daté de mardi par la voix de son avocat, l'une des explications du Premier ministre Dominique de Villepin dans son audition devant les juges.
Le désaccord, qui ravive la rivalité entre les deux hommes dans cette affaire politico-judiciaire, porte sur l'une des notes du général Philippe Rondot, un élément-clef dans ce dossier.Le haut-gradé a consigné cette affirmation prononcée, selon lui, par Dominique de Villepin en juillet 2004: "si nous apparaissons, le PR (président de la République) et moi, nous sautons" et qui laissait apparaître clairement une implication de l'actuel Premier ministre.
Dans son audition comme témoin jeudi devant les juges, M. de Villepin a qualifié d'"absurde" cette note du militaire.
Il l'explique en précisant qu'elle provient d'un entretien qu'il a eu avec M. Sarkozy en octobre 2004 et non en juillet. "Je me suis efforcé de convaincre Nicolas Sarkozy qu’il n’y avait pas eu de rapport d’enquête de la DST mais seulement des vérifications", a affirmé M. de Villepin.
M. Sarkozy "très en colère" et "toujours pas convaincu" lui aurait dit, selon M. de Villepin: "si vous apparaissez (comme ayant caché ce rapport), le président et vous, vous sautez". Selon des extraits de son audition parus dans la presse, M. de Villepin a expliqué avoir lui-même parlé de cette altercation verbale au général Rondot qui l'aurait donc mal retranscrite.
Dans le quotidien, Me Thierry Herzog, l'avocat de M.Sarkozy, assure que son client a "découvert avec étonnement" les faits tels que relatés par M. de Villepin et "décidé, dans ces conditions, de faire exception à la règle qu’il (s'était) fixée de ne jamais commenter les éléments de la procédure, en apportant, sur ce point, un démenti catégorique".
"M. Sarkozy se souvient parfaitement de cet entretien; il affirme qu’il n’a pas prononcé les mots qui lui sont prêtés (par M. de Villepin), d’autant qu’à aucun moment, il n’a pu envisager que le chef de l’Etat ait pu être concerné en quoi que ce soit par cette affaire", a précisé l’avocat au Monde.
Contacté lundi par l'AFP, M. Herzog n'a pu être joint.
Dans l'entourage du Premier ministre, on a rappelé lundi que Dominique de Villepin, qui s'était refusé jusqu'à maintenant à tout commentaire pour réserver ses explications aux juges, avait témoigné sous serment.
Les loups vont-ils s'entre-déchirer ?
Je me régale à l'avance !
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