Lundi 18 septembre 2006
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Ce week-end avaient donc lieu les 24 heures de Saint-Maixent.
Peut-être ma course préférée dans l'année, en raison de sa nature (j'adore les courses horaires en général, les 24 heures en particulier), de sa proximité (Saint-Maixent est à deux pas de chez moi, donc pas de gros problème de logistique pour me rendre sur place), et de la perfection de son organisation.
Cette année, je prenais le départ avec beaucoup de sérénité : j'avais fait ici-même 156,755 km en 2005, record perso que j'avais amélioré en mai à Séné avec 162,270 km. Je partais donc du postulat qu'il était illusoire d'espérer battre une seconde fois mon propre record la même année. Il s'agissait donc pour moi de me faire avant tout plaisir, et d'essayer de flirter avec les 150 km. Améliorer mes 156 de l'an dernier serait la cerise sur le gâteau.
Cependant, étant donné les très bonnes sensations que je ressentais à l'entraînement ces dernières semaines, je choisissais d'établir un plan de route sur des bases assez élevées, en me disant qu'après tout, si ça veut sourire, tant mieux, sinon tant pis.
Mon tableau des temps de passage ainsi établi devait donc, en toute théorie, m'amener au delà des 170 km.
Départ donné à 11 heures samedi, tout le monde part dans la bonne humeur. Bonne humeur tempérée au bout de 45 minutes de course, avec l'arrivée d'une très grosse averse qui a tôt fait de rafraichir l'atmosphère et les organismes. Une seconde, peu de temps après, suivie d'une pluie fine et persistante dans l'après-midi vont finir de mettre à mal l'état du circuit, transformant certaines portions en gigantesques flaques et portions boueuses. On se serait crus sur un parcours de cross.
Malgré cela, je franchis les 4 heures avec un peu d'avance sur mon plan de course (37,4 km pour 36 prévus). Aux 8 heures, je suis encore dans le tempo (67,5 km pour 68), aux 12 heures il me manque 3,4 km (94,6 km pour 98 prévus).
Je ne dispose pas des kilométrages intermédiaires suivants, mon chrono/GPS n'ayant pas d'autonomie supérieure à 12/13 heures. Toujours est-il qu'à partir des 12 heures, j'ai commencé à être progressivement dans le dur. Mon tableau de marche prévoyait une baisse de moyenne horaire toutes les 4 heures ; baisse de 1 km/h après les premières 4 heures (9 à 8 km/h), puis 1/2 km/h toutes les 4 heures.Mais après la 12ème heure, je me suis fié uniquement aux sensations, et j'ai géré la situation au mieux.
Au mieux, c'était des alternances de course/marche, avec un allongement des portions marchées après la 16ème heure de course. Aux alentours de 6 heures du matin, donc vers 19 heures de course, j'ai ressenti un gros coup de bambou, et m'endormais littéralement sur la piste. Dès que j'ai pris conscience que les zig-zag ainsi effectués allongeaient ma distance sans être comptabilisés, je décidai de prendre le lecteur mp3. Manque de pot, les titres enregistrés plantaient les uns après les autres, je renonçai rapidement.
Heureusement, la joyeuse bande des 12-14 Niort était toujours là, m'insufflant leur énergie à chaque passage. De la première heure à la dernière minute ! Merci à tous...
La confirmation de ne pas atteindre mon précédent record perso étant alors effective, je me raccrochai à l'espoir d'approcher les 155 km, voire de dépasser mes 156 de l'an dernier. Avec la difficulté de disposer d'informations fiables en fin de course sur nos positions, les classements étant affichés avec retard (ceci étant dit sans aucune critique de l'organisation, il faut bien comprendre que tout cela ne peut être instantané), je relançai tant bien que mal sur les derniers tours pour atteindre cette dernière marque.
Au coup de feu final, j'avais atteint 159,490 km, très satisfait d'avoir franchi les 156, un peu déçu car la barre des 160 était à ma portée. Peut-être même mes fameux 162,270 pour peu que j'ai disposé d'une info précise sur ma position.
Finalement, le bilan est plutôt positif, et j'ai déjà hâte d'en découdre à nouveau sur cette terrible, mais o combien excitante épreuve.
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